hitoire du EST

hitoire du EST
]Il n'est pas du tout facile de reconstituer en quelques lignes l'itinéraire fabuleux du doyen des clubs tunisiens sans s'attarder sur certains évènements extra-sportifs et sur des noms qui ont marqué de leur empreinte les huit décennies de souffrance, de larmes mais aussi de bonheur et de gloire d'un club que les anthropologues s'accordent à qualifier de «phénomène social».

En effet, aussi condensée soit-elle, l'histoire de l'Espérance reste étroitement liée et se confond avec celle de la Tunisie moderne. Il faut mettre l'accent sur certains moments forts qui vont avoir une relation, soit directe soit indirecte, avec la naissance à partir de 1917 de l'Espérance.

Au sortir d'une guerre dévastatrice un nouvel ordre mondial fût proclamé, qui resserra davantage l'étau colonial. La Charte Wilson (1917) et dans le même sillage, la déclaration Balfour engendrèrent en Tunisie un phénomène de haine et d'hostilité inter-communautaires. Ces évènements vont avoir une relation directe avec l'idée de créer un club exclusivement musulman et qui sera l'Espérance.
Les origines de la fondation
Au cours d'un certain match opposant le Stade Tunisois au Stade Africain, des incidents mirent aux prises juifs et musulmans, l'échauffourée prit de l'ampleur et Tunis bascula vite dans un désordre indescriptible qui entraîna l'arrêt par le Commandant de la garnison de Tunis de toutes les activités sportives.
Les tunisiens ou plutôt les musulmans qui étaient les seuls à n'avoir pas d'équipe représentative à l'instar des Français, des Italiens, des Maltais et aussi des Juifs, commencèrent à penser à l'idée d'en créer une.
Deux camarades de quartier, Mohamed Zouaoui et Hédi Kallel prennent au sérieux cette idée; ils y adhèrent plutôt comme à une religion mais leur démarche va vite échouer, l'administration coloniale jugeant l'initiative très dangereuse, donna une fin de non recevoir à la demande déposée (1917). Le 28 janvier 1918, une nouvelle demande est introduite ; elle n'obtiendra l'agrément officiel des autorités qu'un an plus tard le 15 janvier 1919.


L'épopée de 1927 / 1928
Née dans des conditions extrêmement difficiles, l'Espérance ne va pas tarder, en dépit de sa pauvreté, à rassembler autour d'elle toutes les forces vives du pays et à se tracer un destin des plus fabuleux...
C'est à partir de 1928 que l'Espérance commence à faire parler sérieusement d'elle ; ses résultats sont devenus plus réguliers, ses rangs plus renforcés. Petit à petit, elle est devenue le foyer du renouveau intellectuel tunisien et du mouvement nationaliste naissant.
Fait curieux, elle accède en 1936 à la division nationale et ne la quitte plus jamais.
En 1939, elle remporte sa première Coupe et en 1942 son premier championnat. Avec l'indépendance (1956), l'Espérance change de visage, après avoir été une force d'opposition à l'appareil colonial, elle s'investit d'un rôle constructif et se met au service de la Nation. 13 disciplines sportives brandissaient en 1960 l'étendard rouge et jaune.

L'Espérance en 1950
1950, l'Espérance connaît l'un des moments les plus difficiles de sa vie. N'ayant pas convenablement préparé sa transition pour assurer la relève des Ben Battouche, Ben Tifour et Mustapha, attirés par les royalties princières du C.S. Hammam-Lif ; elle s'est retrouvée au creux de la vague.
Une nouvelle génération dont les ténors se nomment Klibi, T. Belhaj Ali, Mahrez, Feddou, prend le relais et redonne à l'Espérance S.T. son éclat d'antan.
Pour l'histoire, nous devons reconnaître que Cheikh Draoua a profondément marqué de ses empreintes la période 1942-1955. Venu comme joueur, il allait s'avérer aussi un grand formateur et va donner à l'Espérance S.T. la bouffée d'oxygène qui lui manquait.


L'Espérance au pluriel

A l'aube de l'indépendance (1956), l'Espérance S.T. investie d'un rôle émancipateur se met au service de la Nation naissante et étend son champ d'action d'abord par la réactivation des sections existantes ensuite par la création d'autres nouvelles.
En 1957, 13 disciplines sportives battaient déjà pavillon «rouge et jaune», les dernières-nées de cette série sont le handball (1957) puis sont venues s'ajouter celles de l'escrime (1967), de la boxe (1967), du judo (1969), de la gymnastique (1975) et de la lutte (1982).
Or, en parcourant les annales sportives on retiendra avec fierté le rôle joué par l'Espérance S.T. pour la démocratisation du sport surtout en volleyball et en handball, deux spécialités dont elle détient encore les records absolus de titres avec respectivement 47 et 27 sacres.


L'âge d'Or : 1989 - aujourd'hui
Avec Slim Chiboub l'Espérance va prendre, à partir de 1989, une toute autre dimension et remporter, sous sa présidence, plus de titres qu'elle n'en a gagné en soixante dix ans d'existence.

Cette évolution s'illustre par un bilan des plus éloquents tant sur le plan National avec 10 Championnats et 3 Coupes, que celui Arabe avec 1 Championnat et une Super-Coupe. La participation de l'Espérance aux joutes africaines a été couronnée par tous les trophées mis en compétition réussissant ainsi le grand chelem avec une Coupe des Clubs Champions, une Coupe des Clubs vainqueurs de Coupe, une Coupe de la CAF ainsi que la Super coupe d'Afrique. L'Espérance a également remporté la Coupe Afro-Asiatique. Ce palmarès lui permet de figurer aujourd'hui parmi le top 100 au classement de la FIFA (IFFHS/FIFA) et cinquième équipe africaine du siècle (CAF).


Les trois cycles de l'Espérantisme

L'une des chances de l'Espérance est le fait d'avoir toujours eu pour présidents des hommes de grande envergure qui ont laissé, chacun dans la limite de son mandat, des empreintes indélébiles qui, regroupées, constituent aujourd'hui ce qui est convenu d'appeler «le mythe Espérantiste».
On peut, en effet, disséquer les huit décennies d'âge de l'Espérance en trois cycles distincts :

- l'âge des principes supérieurs et des valeurs morales (1919-1968)
- l'âge du renouveau et du modernisme (1969-1989)
- l'âge d'or et de gloire (à partir de 1990)

Si le premier cycle reste profondément marqué par la longue présidence et le charisme de feu Dr. Chadly Zouiten, dirigeant d'envergure, décidé, avisé et qui savait imposer sa volonté et fléchir les résistances, et dont la personnalité se confondait avec l'Espérance, le second doit reconnaître à feu Hassen Belkhodja (1971-1981), le courage d'avoir osé placer la barre assez haut, en engageant le Club dans la voie du renouveau. Grand serviteur de l'État Hassan Belkhodja, était un homme simple, affable, au verbe facile. Il estima que diriger l'Espérance n'était pas chose aisée. A cet égard il déclara à propos de sa mission à la tête du Club : «Le grand apport que j'ai pu faire, est de discipliner cette force pour qu'elle soit plus efficace, et qu'elle ne s'égare pas dans la démagogie et les futilités».

# Posté le vendredi 12 décembre 2008 13:01

3aslema

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# Posté le samedi 08 novembre 2008 04:16

!!!

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# Posté le samedi 08 novembre 2008 04:15

for girls

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# Posté le samedi 08 novembre 2008 04:12

rock

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# Posté le vendredi 07 novembre 2008 16:45